Quels sont vos liens avec Saint-Maixent-l’Ecole ?
Je suis né ici à l’époque où la maternité (rue Chaigneau) existait encore. Notre famille habitait les Chasseignes où je suis resté une vingtaine d’année. Je suis donc allé à l’école Proust-Chaumette puis au lycée-collège Denfert-Rochereau puisque l’établissement ne faisait qu’un.
En fait, j’ai toujours habité ma ville de naissance, dans différents quartiers. J’y ai passé toute ma jeunesse, participé aux cavalcades, fait du foot, ma communion avec le père Gurgand qui m’a beaucoup marqué par sa sagesse et sa grande solidarité.
Autre souvenir important pour moi, les fouilles archéologiques avec Gary Hess et les étudiants américains pendant toutes les années 1980. Elles m’ont permis de conforter mon choix d’études, l’Histoire, et fait découvrir de nouveaux horizons, moi le jeune saint-maixentais qui n’avait que pour limite celles de notre territoire, où le Clapet, le camping de vacances de l’ENSOA car ma maman y était employée civile.
Même lorsque j’ai été choisi par le ministère pour accomplir une mission auprès de la Commission européenne à Bruxelles, je revenais passer les week-end ici. Je commentais aussi les Chamois niortais pour la radio Europe1.

Vous êtes professeur au lycée il me semble ?
Lorsque j’étais jeune je voulais faire de ma passion, l’histoire, mon métier. Ça été chose faite. Pour autant, j’avais une deuxième passion le foot. Quand j’étais gamin j’écoutais les multiplex de football et je me disais...
Le sport, comme dirigeant et éducateur au club de Saint-Maixent, m’a permis de devenir pigiste au Courrier de l’Ouest en écrivant d’abord les compte-rendus des matches du SASM Football puis en occupant un emploi d’étudiant à la rédaction du journal à Saint-Maixent. En 1992, Eugène Saccomano, le patron des Sports d' Europe1 cherchait un correspondant pour commenter les matches des Chamois et j’ai été pris. Ça a duré 27 ans jusqu’en juin 2018 avec une dernière collaboration aux 24 heures du Mans, en passant des Chamois à la Ligue des Champions, le suivi de l'Equipe de France, la coupe du monde au Brésil (mais de Paris!), les commentaires du Stade Rochelais, au Tour de France...
"J’ai donc concilié mes deux passions pour en faire deux métiers"
Votre principal défaut ?
On me dit que je suis trop réservé. Cette attitude me joue des tours car certains la prenne pour de la fierté voire de l’arrogance. Il s’agit plus d’une marque de timidité. En revanche, ceux qui me connaissent bien savent que je suis tout le contraire.

Votre qualité ?
La détermination. Rien n’a été facile dans ma vie personnelle. Tout ce que j’ai réussi je le dois à mon travail et mon opiniâtreté. Je suis l’aîné de six enfants et j’ai toujours voulu montrer le chemin. J’ai d’ailleurs du, très tôt, assurer la responsabilité de ma famille après avoir perdu mon père jeune. Les blessures de la vie, ça forge, vous rend plus endurci, mais toujours plus fort.



Comment vous situez-vous politiquement ?
Contrairement aux idées qui peuvent circuler je n’ai jamais été "encarté" dans un parti. J’ai néanmoins une référence politique et forcément historique : Georges Clémenceau, celui de la deuxième partie de sa vie politique qui faisait prévaloir la fermeté dans ses prises de décisions lorsqu’il était au pouvoir, tout en restant attaché aux valeurs républicaines. Je me reconnais dans cette vision car je suis un produit de la méritocratie républicaine par le biais de l’école. Je suis issu d’un milieu modeste et l’école m’a permis de gravir les échelons sociaux. Donc je sais d’où je viens et les sacrifices qu’il a fallu accomplir pour y arriver.
Mais pour cette élection, et toute les élections locales d’ailleurs, je considère que les idées politiques sont secondaires. Je suis entouré de personnes de valeur qui n’affichent aucune couleur politique, qui ne militent pour aucun parti et c’est tant mieux.
Notre seul intérêt, c’est Saint-Maixent-l’Ecole et rien d’autre.
Pourquoi s’engager en politique à Saint-Maixent-l’Ecole ?
Justement...pour ne pas en faire ! Il s’agit d’une campagne municipale qui doit seulement servir les intérêts des habitants. Cet engagement il ne date pas d’aujourd’hui ou de six ans.
J’ai été élu pour la première fois en 1989, plus jeune conseiller, sur la liste de Léopold Moreau après la fusion avec la liste Chollet-Marais. Avec Yves Saurais, malheureusement décédé quelques mois après l’élection, je m’occupais de la culture. J’ai organisé la première fête de la musique, la foire, sauvé les RIFE avant qu’elles ne deviennent le festival que l’on connait, créé les Jeux nautiques avec toutes les associations à la piscine...Tout cela s’est arrêté pour des considérations...politiques. Ce n’était pas ma vision d’un engagement municipal. Selon moi, il doit se concrétiser par des actions qui améliorent la vie des habitants et font rayonner notre ville au-delà de son territoire.

